Shekhawati, nos premiers pas en Inde

blog voyage Shekhawari Rajasthan

Notre tour d’Asie débute avec un pays qui nous attire autant qu’il nous inquiète : l’Inde. Pour cette première destination, nous avons choisi de commencer l’aventure avec la découverte d’une région assez rurale, à l’ouest de Delhi : le Shekhawati. Récit de nos premiers pas en Inde.

Jeudi 3 novembre – Arrivée à Delhi

L’arrivée à Delhi a été un peu rude, même si le vol s’est très bien passé. Nous n’avons fait que somnoler, et il est seulement 6 h du matin en France à notre atterrissage. Après une longue attente à l’immigration (« You’re sleeping, madam ! »), nous avons récupéré nos sacs en soute et sommes sortis dans le hall d’arrivée. Un essai, deux essais pour retirer du cash, puis nous nous dirigeons vers un stand pour acheter deux cartes SIM (6 dollars) !

Seuls un ou deux taximen nous hèlent, et nous nous engouffrons dans le métro. Deux changements sont nécessaires pour atteindre notre hôtel. Un léger stress s’empare de moi dans le dernier train – beaucoup de monde, on se pousse pour sortir. À la sortie, mon homme a bien potassé la carte, il se dirige, confiant, dans une rue commerçante. Et là, c’est toute l’ambiance indienne qui se jette sur nous : klaxons, marchands ambulants, femmes en Sari, jeunes en uniforme…

Nous atteignons après 20 minutes de marche l’hôtel réservé sur Booking. On nous demande de patienter 5, 10, 15 minutes… Finalement, il faut changer d’hôtel ! Après un bon thé au lait et un tour de tuk-tuk gratuit, nous arrivons au Jaggi Palace, qui n’a de palace que le nom. Fatigués, nous acquiesçons sans nous poser trop de questions. La chambre est sombre, la douche ne fonctionne pas, et le bruit du boulevard est terrifiant.

Nous sortons dans le tumulte, croisons une vache sur un rond-point, marchons dans la circulation – les trottoirs sont bondés. N’ayant rien avalé depuis l’avion, nous mangeons dans une cantine un plat à base de crème, assez écœurant. Nous rentrons dans l’espoir de rattraper la nuit précédente… Nous ne dormirons que quelques heures. Au matin, la rencontre avec une blatte achève de nous convaincre de quitter cette ville !

Vendredi 4 et samedi 5 novembre – Mandawa, Shekhawati

Nous savions que Delhi serait trépidante. Après une course en tuk-tuk, il s’avère que la gare de Sarai Rohilla est plutôt calme. Nous quittons sans regret le nuage gris qui flotte au-dessus de la ville la plus polluée du monde. Et prenons place à bord du train, classe 2AC. Les 4h30 de train passent très vite, à dormir et à regarder la vie sur les quais et dans les champs. Le long des rails, une femme qui lave ses cheveux, un homme qui se brosse les dents. Dans la campagne, des bergers et leurs dizaines de chèvres…

Arrivés à Churu, un taxi nous emmène pour le Mandawa Palace. Cette fois, il porte bien son nom : la chambre est charmante, l’accueil aux petits soins. On goûte une cuisine typique et sans piment !

Nous sortons pour la première fois à la découverte du village. Un homme rencontré à l’hôtel nous fait visiter des havelis, ces demeures de riches marchands ornées de magnifiques peintures. Il nous prend en photo, nous raconte l’histoire des lieux. Il nous explique que ce week-end se tient un mariage entre une jeune Allemande et son prince indien.

Nous continuons à explorer la ville le soir et le lendemain, assez tard, car la nuit a été courte avec la musique du mariage ! Ici, les vaches côtoient les chiens errants, les femmes transportent les vivres achetés aux marchands. Des échoppes de chaussures et de textiles sont présentes au milieu des havelis en ruine. Plusieurs cénotaphes (d’anciens puits) en mauvais état, des rues animées, d’autres plus calmes. On commence à prendre nos marques, à réaliser que tout ceci n’est pas qu’un décor

Dimanche 6 novembre – Nawalgarh

Pour cette nouvelle journée, nous avions envie de visiter un autre village de la région. Sur les conseils du gérant de notre hôtel, nous optons pour Nawalgarh, qui regroupe pas moins de 150 havelis. Pour y aller, on teste le bus local… C’est folklorique ! Les voyageurs nous dévisagent, se demandant ce que nous venions faire dans cet autobus bondé.

Nous aimons Nawalgarh, ses ruelles, son ambiance. Pour rentrer, nous pensions retourner au même arrêt de bus… Notre chauffeur de tuk-tuk ne semble pas le voir ainsi ! Après maintes élucubrations, un Indien parlant parfaitement l’anglais vient nous traduire les dires du chauffeur. « Le bus pour Mandawa est bien ici, dans 30 minutes ! « 

On se pose sur la jolie place, près de ceux qui attendent. L’occasion de discuter avec un jeune homme, Ravee, de la cuisine indienne et française, des raisons de notre venue ici au Rajasthan. Sans arrière-pensée, juste un simple échange. Le retour en bus est long, très long, mais nous observons les saris des femmes, les discussions, les regards des uns et des autres.

Le lendemain, nous reprenons le taxi pour Churu, puis le train direction Jodhpur.

Notre avis sur le Shekhawati

Nous avons aimé ce premier arrêt de notre tour d’Asie, le temps de nous acclimater à l’ambiance foisonnante. Il nous aurait été possible de visiter bien plus de villages et d’havelis, mais là n’était pas notre objectif ! Nous avons pris le temps de nous imprégner du lieu, de faire nos premiers pas dans cette Inde aussi surprenante que fascinante.

2 thoughts on “Shekhawati, nos premiers pas en Inde

  1. cela me rappelle mon premier voyage en Inde ,que je n’ai toujours pas la prétention de connaitre!! Continuez à nous faire partager vos émotions j’ai quelques adresses là bas ,si jamais vous en aviez besoin!!
    Monine

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.